Le risque cyclones tropicaux évalue à quelle fréquence un ouragan ou un typhon apporte au site un vent capable de causer des dégâts structurels (au moins la catégorie 1). Il est estimé à partir de 10 000 ans de cyclones simulés à partir de ceux observés entre 1980 et 2017 ; pour le futur, il tient compte de cyclones un peu moins fréquents mais plus intenses, comme l'évalue le GIEC. À l'intérieur de l'Europe le risque est nul ; sur les côtes de la Méditerranée il n'est pas évalué, car aucune donnée publiée ne couvre les médicanes.
Indicateur. Période de retour, en années, du vent d'ouragan : catégorie 1 de l'échelle de Saffir-Simpson, 64 nœuds de vent moyen sur 1 minute, soit 29 m/s de vent moyen sur 10 minutes avec le facteur 0,88 utilisé par STORM. Sont aussi indiqués le vent cyclonique centennal et, à titre d'information, celui des modèles futurs de STORM.
Données. STORM (Bloemendaal et al. 2020) : 10 000 ans de cyclones tropicaux synthétiques construits sur les trajectoires observées IBTrACS 1980-2017, avec le vent maximal à 10 m (moyenne sur 10 minutes) pour 28 périodes de retour de 10 à 10 000 ans, sur une grille de 0,1° (environ 10 km). On utilise la cellule du site ou, pour les sites côtiers et insulaires, la plus proche avec des données dans un rayon de 20 km. Scénarios : SSP1-2.6 / SSP2-4.5 / SSP3-7.0 / SSP5-8.5.
Calcul.
(1) La période de retour de 29 m/s est interpolée, en échelle logarithmique, entre les deux périodes de retour de STORM qui l'encadrent.
(2) Futur : pour chaque bassin, on utilise les variations médianes évaluées par Knutson et al. 2020 pour un réchauffement de 2 °C, la base du chapitre 11 du GIEC AR6 : intensité des cyclones en hausse (de +0,9 % dans le Pacifique sud-ouest à +5,5 % dans le Pacifique nord-est) et nombre total en baisse (de -3,8 % à -18,1 %).
(3) Les variations sont ramenées au réchauffement de chaque scénario et année avec la méthode de Jewson 2021, la même que dans l'outil CLIMADA, en utilisant la température mondiale évaluée par le GIEC AR6 (moyennes sur 20 ans) par rapport à la période de référence de STORM.
(4) Les vents sont multipliés par la variation d'intensité et les périodes de retour divisées par celle de fréquence ; puis la période de retour de 29 m/s est recalculée.
(5) Les quatre modèles futurs de STORM (SSP5-8.5, 2015-2050, Bloemendaal et al. 2022) prévoient une hausse environ trois fois plus forte : ils sont montrés à titre d'information et ne déterminent pas la classe.
Notes : en dessous de 10 ans STORM n'en dit pas plus, donc un site qui a déjà un vent d'ouragan tous les 10 ans reste F ; les données ne tiennent compte ni de la rugosité du sol ni du relief.
Où il n'est pas calculé.
• Hors des bassins cycloniques, c'est-à-dire aucun cyclone en 10 000 ans simulés (par exemple l'intérieur de l'Europe) → A.
• À moins d'environ 30 km de la Méditerranée (zones maritimes OHI) : les médicanes existent, mais STORM ne les modélise pas et aucune donnée publiée ne les couvre → non évalué (N/D).
• Au-delà de 40 degrés de latitude, là où STORM a des données : les auteurs déconseillent de les utiliser, car le modèle ne simule pas la transformation des ouragans en tempêtes extratropicales → non évalué (N/D). Le vent des anciens ouragans relève du risque rafale maximale.
Seuils → niveau A–F.
• vent d'ouragan au moins une fois tous les 10 ans → F
• tous les 10–50 ans → E
• tous les 50–100 ans → D
• tous les 100–1 000 ans → C
• tous les 1 000–10 000 ans → B
• moins d'une fois tous les 10 000 ans, ou hors des bassins → A.
Mêmes seuils que le risque rafale maximale (ThinkHazard!, Eurocode EN 1991-1-4, STORM) ; l'échelle à six niveaux est un choix de 3Bee.
Du physique à l'impact. Le niveau physique (A–F) est combiné à la sensibilité du processus de production via la matrice de risque (6 niveaux physiques par 5 tranches de sensibilité) → niveau d'impact ; la courbe de dommages convertit le niveau en facteur de dommage, d'où la valeur économique à risque.
Sources.
• [Bloemendaal et al. 2020, STORM tropical cyclone return periods](Bloemendaal et al. 2020, STORM tropical cyclone return periods)
• [Bloemendaal et al. 2022, STORM under future climate](Bloemendaal et al. 2022, STORM under future climate)
• [Knutson et al. 2020, Tropical Cyclones and Climate Change Assessment, Part II](Knutson et al. 2020, Tropical Cyclones and Climate Change Assessment, Part II)
• [Jewson et al. 2021, Knutson et al. 2020 tropical cyclone projections data](Jewson et al. 2021, Knutson et al. 2020 tropical cyclone projections data)
• [Jewson 2021, Knutson et al. projections converted to risk model baselines](Jewson 2021, Knutson et al. projections converted to risk model baselines)
• [IPCC AR6 WGI, Chapter 11: Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate](IPCC AR6 WGI, Chapter 11: Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate)
• [IPCC AR6 WGI, Chapter 4: assessed global surface air temperature projections](IPCC AR6 WGI, Chapter 4: assessed global surface air temperature projections)
• [ThinkHazard! methodology report (GFDRR)](ThinkHazard! methodology report (GFDRR))
• [Marine Regions, IHO Sea Areas](Marine Regions, IHO Sea Areas).
Indicateur. Période de retour, en années, du vent d'ouragan : catégorie 1 de l'échelle de Saffir-Simpson, 64 nœuds de vent moyen sur 1 minute, soit 29 m/s de vent moyen sur 10 minutes avec le facteur 0,88 utilisé par STORM. Sont aussi indiqués le vent cyclonique centennal et, à titre d'information, celui des modèles futurs de STORM.
Données. STORM (Bloemendaal et al. 2020) : 10 000 ans de cyclones tropicaux synthétiques construits sur les trajectoires observées IBTrACS 1980-2017, avec le vent maximal à 10 m (moyenne sur 10 minutes) pour 28 périodes de retour de 10 à 10 000 ans, sur une grille de 0,1° (environ 10 km). On utilise la cellule du site ou, pour les sites côtiers et insulaires, la plus proche avec des données dans un rayon de 20 km. Scénarios : SSP1-2.6 / SSP2-4.5 / SSP3-7.0 / SSP5-8.5.
Calcul.
(1) La période de retour de 29 m/s est interpolée, en échelle logarithmique, entre les deux périodes de retour de STORM qui l'encadrent.
(2) Futur : pour chaque bassin, on utilise les variations médianes évaluées par Knutson et al. 2020 pour un réchauffement de 2 °C, la base du chapitre 11 du GIEC AR6 : intensité des cyclones en hausse (de +0,9 % dans le Pacifique sud-ouest à +5,5 % dans le Pacifique nord-est) et nombre total en baisse (de -3,8 % à -18,1 %).
(3) Les variations sont ramenées au réchauffement de chaque scénario et année avec la méthode de Jewson 2021, la même que dans l'outil CLIMADA, en utilisant la température mondiale évaluée par le GIEC AR6 (moyennes sur 20 ans) par rapport à la période de référence de STORM.
(4) Les vents sont multipliés par la variation d'intensité et les périodes de retour divisées par celle de fréquence ; puis la période de retour de 29 m/s est recalculée.
(5) Les quatre modèles futurs de STORM (SSP5-8.5, 2015-2050, Bloemendaal et al. 2022) prévoient une hausse environ trois fois plus forte : ils sont montrés à titre d'information et ne déterminent pas la classe.
Notes : en dessous de 10 ans STORM n'en dit pas plus, donc un site qui a déjà un vent d'ouragan tous les 10 ans reste F ; les données ne tiennent compte ni de la rugosité du sol ni du relief.
Où il n'est pas calculé.
• Hors des bassins cycloniques, c'est-à-dire aucun cyclone en 10 000 ans simulés (par exemple l'intérieur de l'Europe) → A.
• À moins d'environ 30 km de la Méditerranée (zones maritimes OHI) : les médicanes existent, mais STORM ne les modélise pas et aucune donnée publiée ne les couvre → non évalué (N/D).
• Au-delà de 40 degrés de latitude, là où STORM a des données : les auteurs déconseillent de les utiliser, car le modèle ne simule pas la transformation des ouragans en tempêtes extratropicales → non évalué (N/D). Le vent des anciens ouragans relève du risque rafale maximale.
Seuils → niveau A–F.
• vent d'ouragan au moins une fois tous les 10 ans → F
• tous les 10–50 ans → E
• tous les 50–100 ans → D
• tous les 100–1 000 ans → C
• tous les 1 000–10 000 ans → B
• moins d'une fois tous les 10 000 ans, ou hors des bassins → A.
Mêmes seuils que le risque rafale maximale (ThinkHazard!, Eurocode EN 1991-1-4, STORM) ; l'échelle à six niveaux est un choix de 3Bee.
Du physique à l'impact. Le niveau physique (A–F) est combiné à la sensibilité du processus de production via la matrice de risque (6 niveaux physiques par 5 tranches de sensibilité) → niveau d'impact ; la courbe de dommages convertit le niveau en facteur de dommage, d'où la valeur économique à risque.
Sources.
• [Bloemendaal et al. 2020, STORM tropical cyclone return periods](Bloemendaal et al. 2020, STORM tropical cyclone return periods)
• [Bloemendaal et al. 2022, STORM under future climate](Bloemendaal et al. 2022, STORM under future climate)
• [Knutson et al. 2020, Tropical Cyclones and Climate Change Assessment, Part II](Knutson et al. 2020, Tropical Cyclones and Climate Change Assessment, Part II)
• [Jewson et al. 2021, Knutson et al. 2020 tropical cyclone projections data](Jewson et al. 2021, Knutson et al. 2020 tropical cyclone projections data)
• [Jewson 2021, Knutson et al. projections converted to risk model baselines](Jewson 2021, Knutson et al. projections converted to risk model baselines)
• [IPCC AR6 WGI, Chapter 11: Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate](IPCC AR6 WGI, Chapter 11: Weather and Climate Extreme Events in a Changing Climate)
• [IPCC AR6 WGI, Chapter 4: assessed global surface air temperature projections](IPCC AR6 WGI, Chapter 4: assessed global surface air temperature projections)
• [ThinkHazard! methodology report (GFDRR)](ThinkHazard! methodology report (GFDRR))
• [Marine Regions, IHO Sea Areas](Marine Regions, IHO Sea Areas).