Le risque rafale maximale de vent évalue les événements de vent intense de courte durée (rafales) susceptibles d'endommager structures et cultures. On part des rafales journalières observées ces dernières années, projetées dans le futur en suivant l'évolution du vent moyen dans les modèles climatiques, en comptant chaque année les jours avec des rafales de coup de vent. Plus il y a de jours de coup de vent, plus le risque est élevé.
Indicateur. Nombre projeté de jours/an avec rafale de coup de vent (gale, ≥ 17.2 m/s, Beaufort 8) ; on enregistre aussi le seuil de tempête (storm, ≥ 24.5 m/s, Beaufort 10).
Données. Rafales journalières maximales (wind_gusts_10m_max) de la réanalyse ERA5 (2015–2025) via l'Open-Meteo Archive API ; vent moyen annuel sfcWind CMIP6 (mêmes tuiles que celles utilisées par le risque vent). Scénarios : SSP1-2.6 / SSP2-4.5 / SSP3-7.0 / SSP5-8.5.
Calcul.
(1) À partir des rafales ERA5 2015–2025 (converties km/h → m/s), on compte les jours/an avec rafale ≥ 17.2 m/s (coup de vent) et ≥ 24.5 m/s (tempête), moyennés sur les 11 années ; on enregistre aussi la rafale maximale.
(2) Pour chaque scénario/année, on calcule un rapport CMIP6 = vent moyen(scénario, année) / vent moyen(scénario, 2026).
(3) Les jours de coup de vent, de tempête et la rafale maximale sont projetés en les multipliant par ce rapport.
(4) On classe le nombre projeté de jours de coup de vent par an.
Seuils → niveau A–F.
• En fonction des jours de coup de vent projetés/an : F : ≥35
• E : ≥20
• D : ≥10
• C : ≥5
• B : ≥1
• A : 0.
Du physique à l'impact. Le niveau physique (A–F) est combiné à la sensibilité du processus de production via la matrice de risque 5×5 → niveau d'impact ; la courbe de dommages convertit le niveau en facteur de dommage, d'où la valeur économique à risque.
Sources.
• ERA5 (réanalyse) via l'Open-Meteo Archive API
• sfcWind CMIP6 du Copernicus Climate Data Store (CDS)
• échelle de Beaufort (seuils coup de vent/tempête).